Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 19:07

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:53

nous avancons

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:20

Le changement, un accélérateur

Pour commencer ce travail autour du changement, j’ai fait une recherche sur internet. J’ai découvert que beaucoup de personnes ont écrit dessus.

D’après wikipedia, le changement indique le passage d'un état à un autre. Il peut s'exercer dans des domaines très divers et à des niveaux différents.

Pour définir le changement, nous pouvons donc parler de modification d’un état ou d’une situation. Le changement semble être une étape importante pour le sujet.

Le changement est-il une source de peurs ou de vie ?

D’après la psychologue et psychothérapeute Cécile Kapfer, auteure de Dépasser ses peurs (1), le changement génère de la peur, et « cette peur est exacerbée par le fait que nous avons tendance à vivre en pilotage automatique la majeure partie de notre temps, refusant de nous remettre en question ». Nous savons ce que nous quittons, mais pas ce que nous découvrons. Nous avons peur de l’inconnu, nous angoissons. Nous voulons savoir ce que sera demain ou après-demain. Cette angoisse peut se transformer en besoin physiologique (manger, dormir…), ou en une somatisation, comme un mal de tête ou un mal au ventre.

Les résidents ont vieillis, leurs parents aussi :

Il y a quelques années, le père de Stéphane et le père de Jack étaient membres du conseil de la vie social. Je siégeais aussi dans cette instance. Leurs 2 fils partaient chez leurs parents tous les Week-ends. Quand nous parlions ensemble du futur, ils me répondaient que c’était tout réglé. Pour les parents, il n’y aurait aucun changement de rythme lors des week-ends. L’un et l’autre iraient chaque semaine chez leur sœur, comme ils le faisaient avant chez leurs parents. Aujourd’hui, Stéphane va chez sa sœur une fois par trimestre et le samedi seulement, il part à 10h et revient à 18h. Jack va irrégulièrement chez son père, depuis que sa mère est morte, il y a 10 ans, ou chez sa sœur. Pourtant leurs parents s’étaient engagés devant eux et moi, sur l’organisation futur des Week-ends. Les parents pouvaient-ils tout prévoir à la place de leur enfant ? Entre le souhait parental et la réalité, il y a une fracture.

Le changement semble être la condamnation imposée par la vie :

Jacques est né fin des années 60. Sa mère a accouché sous X et il a été abandonné à la naissance. Il a été placé à la cité de l’enfance jusqu’à 10 mois puis il a évolué vers d’autres institutions. Ce sont donc des changements complets de milieu qui marquent le début de sa vie. Dans son dossier il y a beaucoup de renseignements sur sa famille génitrice : faut-il y voir une parade contre le changement précoce ?

Au foyer, Jacques avait une relation privilégiée avec l'ancienne maîtresse de maison. Jacques a été très peiné quand elle est partie à la retraite.

Son regard est un temps festif, mais d’une fragilité de cristal de Baccarat. Il est souvent devant des changements qui sont pour lui des ruptures, je dirais même des déchirures. Maintenant, il rencontre une fois par an sa tutrice : une « médiation au changement » s’impose-t-elle suite à tous ces bouleversements?

Aujourd'hui, Jacques est un sujet qui crée lui-même ce tiers (le changement !) dans la relation, car à travers sa psychose il oblige à créer des outils éducatifs. Il nous force à être professionnel et à changer notre pratique.

Plusieurs interrogations me viennent à l’esprit : Comment je vais réagir au changement ? Est-ce que je vais accepter ou subir cet état et cette étape ?

Le changement est un moyen d’avancer et peut aboutir à une mutation du sujet.

Le changement dans la vie de citoyen de Rhône alpes peut amener des bouleversements. Par exemple, lorsqu’on quitte un lieu géographique pour un autre lieu. Ce changement amène beaucoup de transformations dans la vie. Si un sujet habitant Paris se retrouve dans un village du Lyonnais, fini le déplacement facile avec les transports collectifs. Il y a même un changement au niveau culturel, car il a besoin d’avoir un moyen de déplacement pour aller au cinéma ou au concert.

Changement aussi dans les relations : notre entourage est touché par notre changement. Le sujet doit retisser des liens pour se refaire des connaissances. Ce n’est pas toujours facile, mais ces rencontres peuvent aussi provoquer un temps de joie.

Quand, je travaillais fin années 80, dans un foyer d’hébergement CAT, le directeur disait « les pensionnaires âgés de plus de 40 ans, ont rencontré des centaines de professionnels, ils n’ont pas été choqués par les séparations et les changements ». Aujourd’hui, s’ils doivent changer de lieu de vie, on pense que ça sera difficile pour eux. Souvent les professionnels s’inquiètent de la réaction future du résident. Pourtant dans beaucoup d’institutions, le changement est inscrit dans le projet.

En juin 1991, j’ai écrit une lettre à Lien Social, elle est parue la semaine où je passais les épreuves du diplôme de Moniteur-éducateur. Je disais que je me voyais changer d’établissement tous les 5/6 ans. Aujourd’hui, j’ai 22 ans d’ans d’ancienneté. Je suis resté car j’ai pu sublimer au travail, j’ai pu mettre en place des projets autour de la culture, dont la médiathèque à Givors. Je me fais plaisir au travail.

En institution, nous parlons de changement d’équipe : fin de contrat, démission ou retraite, restructuration des équipes.

Au foyer nous changeons d’équipe tous les 4 ans. Un des arguments est que cela éviterait un encroutement des professionnels, cela éviterait qu’ils s’approprient les résidents. Avant le changement d’équipe, nous travaillons sur l’évaluation de notre travail antérieur. Nous inventorions notre boite à outils professionnels.

Dans nos institutions, la direction souhaite le changement, le leur, comme elle le veut. La direction veut contrôler, comme cet écrit, pour contrôler le changement qui risque de les déstabiliser.

La question est donc la suivante : le changement se produit-il avec difficulté ou avec facilité ?

Nous éprouvons une souffrance ou un handicap suffisamment fort pour dépasser notre inertie habituelle, mais également et surtout, pour avoir au moins l'impression que nous ne sommes pas pour rien dans cette souffrance, ce qui nous donne le sentiment rassurant de contrôler les choses. Je suis responsable de ma situation, je prends la maîtrise de ma vie.

Mais je pense aussi qu’en modifiant notre inertie, le changement produit une souffrance car l’inertie est une chose qui nous protège.

Quand nous entreprenons une démarche de changement, nous affrontons l'inconnu à nouveau. Nous risquons de perdre nos sécurités installées depuis des années et qui nous protègent. Ces sécurités nous rassurent. Mais s’y enfermer c’est aussi s’installer un mur, une forteresse autour de soi pour éviter le changement.

Nous sommes responsables, volontairement ou pas, de ces problèmes qui peuvent nous ennuyer, nous envahir l’esprit. C’est pourquoi nous ne pouvons faire l’économie de cette difficulté à changer les choses, à changer notre vie. La vie nous force au changement, c’est la réalité.

La capacité de changement est surement un atout professionnel pour améliorer notre pratique.

Le changement nous permet de compléter notre boite à outils professionnels.

Le changement est ce mouvement qui transforme notre travail personnel.

Jean-Pierre MEYER

Moniteur-éducateur

Foyer occupationnel le Reynard, Ampuis

  1. Dépasser ses peurs, Cécile Kapfer, Ellébore, 2011.

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:43

mon intervention aux états généraux du

travail social en Rhône Alpes organisés par la cgt

D’abord, le ;libéralisme est rentré dans le social. C’est logique. Lors des rencontres NAO, l’employeur dit nous ne pouvons pas, pas d’argent. Alors qu’il y a 2 ans, ils ont trouvé de l’argent pour augmenter nos directeur. Ma directrice a eu presque comme augmentation le salaire d’un agent service débutant !!

Seul continu, les instances obligatoires, CE, expressions des salariés. La réunion de travail hebdomadaire réunissant toute l’équipe éducative à la poubelle. Maintenant une réun,ion de coordination avec le chef de service, venant de l’informatique, réunion plus organisationnelle que lieu de pensée, de lieux d’élaboration. Avant nous avions mis en place une commission des résidents, poubelle

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 14:02

L’assassinat de Remi est un crime d’Etat. il n’est pas possible que les forces de répression agissent sans l’accord de l’Etat. , l’utilisation de grenades offensives, quand les policiers armés de Kala…

Quand je lis les problèmes au niveau de la ZAD de Civens. Depuis plusieurs semaines, ils subissent la violence d’Etat (voir les multiples plaintes déposés contre la police). En plus la police est là, pour cogner, comme ils aiment bien. Les syndicats de police réclament à corps et à cris des mesures contre ces vilains gamins qui osent régir à la violence d’Etat. Les organisations de gauche sont discrètes. Elles ne souviennent pas du poème de Brecht.C’est moi qui viennent chercher. Aujourd’hui les organisations de gauche se normalisent. Car elles pensent être au pouvoir. Ils ne souviennent pas de Mitterrand et la guerre d’Algérie. Souvenons-nous des militants guillotinés, comme Yvetot. Je ne peux pas oublier les crimes d’Etat lors de la révolution algérienne, 17 octobre, Charonne, assassinat d’Algériens, de militant de gauche lors de manifestation.

Rémi n’a pas eu de chance, il n’a pas été tiré au sort, il n’a pas eu de chance, il fallait que la police se fasse quelqu’un. Ce qui m’énerve c’est le projet sera peut être abandonné.

Le gouvernement d’Hollande est aux ordres du MEDEF, des lobbys (FNSEA,…)

Aujourd’hui les alternatifs doivent tout haut que nous n’acceptons pas de couvrir les crimes d’Etat. Il est normal de manifester notre opposition aux projets inutiles ( Stade l’Ol, A45, super centre commercial..)

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:34
lutte vraie

Si j'habitais pas loin, j'irai à Civens. dans les années 70, nous étions des casseurs, même un de nos camarades a été assassiné devant Renault, Pierre Overnay. en 1977, Vital Michalon est mort lui aussi assassiné.
aujourd'hui, la jeunesse exprime sa révolte, en répliquant à la violence policière. c'est bien des flics qui ont tué Rémi !!!

alors pas de leçons à ceux qui expriment une révolte même maladroitement.
leurs actions valent plus que les réactions des dirigeants dit écologiste sauf pour Fessenheim.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:28
chili
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:28
auto nucléaire
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:21

intervention pour Politis

Depuis des semaines des combattants intégristes se répandent sur l’Irak et la Syrie. D’abord sous le regard des « démocratie » occidental. Puis tout à coup ; 2 film internet, montrant l’horreur, l’assassinat de 2 otages. Enfin celui d’un guide Français sous le regard d’une caméra complice de ce crime. La peur est installée, le coupable qui fait trembler les foyers, …l’arabe ! Après les années 30 avec le juif, le bouc émissaire est l’arabe.

Ce califat commerce son pétrole par des intermédiaires. Il fournisse du pétrole à l’acheteur, les USA ? L’Europe ? Israël ? le prix de leur pétrole est inférieur au cours de celui-ci !

Cet intégrisme se rapproche du fascisme. Il fait le trafic d’humain, surtout de femmes, les libertés niet. En 40, ils nous ont volé le mot socialisme, pour tromper le peuple allemand.

50 millions de morts, crime conte l’humanité, avec la complicité des industriels allemands, voire d’autres pays.

La perception de Daech comme un danger majeur pour les peuples de la
région, encore tant pis pour les palestiniens. Sa nature est difficile à définir : totalitaire , démocrate ?.

Mais aujourd’hui la gauche se tait. Déjà lors de la première guerre conte l’Irak, nous étions peu nombreux dans la rue.

Personne ne dit non au bombe, les bombes valent mieux que les solutions politiques. Les usines d’armement tourne, nos ouvriers ont du travail.

Contre les intégristes seuls le combat politique peut gagner.

La gauche radicale doit dire les bombes non, la lutte politique oui !

Nécessité de mobiliser dans le combat anti raciste

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 15:28

suite à l’écrit de Rouzel, je lui ai envoyé un message

Je vous envoie des mots de soutien. J’ai diffusé votre alerte à l’ensemble des salariés du foyer, par courriel. Actuellement, depuis 1992, je suis moniteur éducateur au foyer Le Reynard à Ampuis (Rhône), géré par l’ADSEA du Rhône. Cet établissement accueille des hommes et des femmes souffrant de handicaps mentaux entraînant notamment des troubles de la relation et de l'apprentissage.

Il vise à l'épanouissement des personnes accueillies, il prend en charge les aspects de la vie, les relations sociale.

D’abord, je suis témoin d’une normalisation de notre secteur.

Exemple :

En s’inspirant des commissions de patients, à Trieste, mis en place par Bassaglia.

Avant chaque mois, une commission de résident composé de délégué élu de chaque groupe échangeait sur la vie du foyer, les propositions.

Aujourd’hui seul lieux existant le conseil de vie social, obligatoire par la loi. Le conseil ne se réunit plus plutôt il n’est plus convoqué par la directrice.

Souvent les directeurs nous renvoient au financeur, pour nous, le conseil général, lors des négociations annuelles obligatoires. Impossible, pas de budget, pourtant les bureaux se remplissent (chef de service, secrétaire…) la directrice a changé de voiture, payé par le budget du foyer.

Les directions ne semblent pas gênées de non-respect du code du travail. Lors de leur condamnation devant les tribunaux, c’est les financeurs qui paient les dommages, pas eux.

Aujourd’hui les attaques contre la psychologie, la psychanalyse est une attaque réactionnaire. Ces 2 outils sont dangereux, ils ne peuvent pas être contrôler, comme une prise de médicament. Au lieu d’aider une personne par des entretiens psy, ils préfèrent donner du risperdal ou du tercian. C’est plus facile à contrôler. Il est dangereux de permettre au personne de penser, même si la personne est déficiente intellectuelle.

Je suis abonné à Lacan quotidien, avant au cahier du courtil. J’ai fait programmer en janvier à ciel ouvert au cinéma le Chaplin.

Ces lectures m’apportent des éléments de pensée, de réflexion. Ça a permis à Charles (http://www.psychasoc.com/Textes/Le-vilain-petit-canard) de s’inquiété de manque de chaussettes, de slip, besoin de coiffeurs…l’hôpital a fait une synthéase sur Charles. Ils ne comprenaient pas le changement de Charles.

Je fais depuis 15 ans une activité à la médiathèque de Givors (http://www.psychasoc.com/Textes/CHOISIR) j’ai pu affiner mon travail par la lecture

de texte de psychanalystes comme Alomée Planel ou de la revue chimère.

Lors de la journée sur Deligny à l’Institut St Laurent de Lyon, avec Gaberan et Clocher, j’avais souhaité que nous retrouvions pour travailler sur l’apport de Deligny dans notre travail, comme le groupe autour de Frenay.

J’ai envie que nous dépassions les écrits pour passer à l’action. Il faut s’organiser, créer un instrument de réflexion, de lutte, interpeller les écoles de formation, les professionnels, nos institutions.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : le blog rouge et vert
  • : ecologie, en lutte, contre l'A45, au boulot...
  • Contact

Profil

  • meyer
  • moniteur éducateur,  animateur d'abord de 1975 à 1977, puis directeur bénévole de centre de vacances d'enfants handicapes mentaux de 1980 à 2010. tout cela avec les éclaireurs de France
militant altermondialiste  et surtout écologiste 
je souhaite lutter pour une société égalitaire
pour la rupture avec le capitalisme ! retraité
  • moniteur éducateur, animateur d'abord de 1975 à 1977, puis directeur bénévole de centre de vacances d'enfants handicapes mentaux de 1980 à 2010. tout cela avec les éclaireurs de France militant altermondialiste et surtout écologiste je souhaite lutter pour une société égalitaire pour la rupture avec le capitalisme ! retraité

Recherche